Jean-Claude Fayat, Président & Laurent Fayat, Directeur GénéralLe changement climatique est un enjeu majeur pour le Groupe : nos activités y contribuent et nous devons donc repenser nos pratiques pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre. Nos métiers apportent des solutions à ce défi qui, sans aucun doute, transformera profondément l'ensemble de notre secteur, avec également de nouvelles opportunités de développement. Nous agissons donc, dès aujourd’hui, pour réduire nos émissions propres et pour ouvrir à nos parties prenantes un maximum de perspectives.
C’est ce que fait le Groupe avec la démarche FAYAT NOW, qui se veut pragmatique et opérationnelle. Dans un contexte particulièrement fluctuant, le Groupe poursuit son engagement sur le long terme, afin de préserver et développer durablement ses activités et de continuer à contribuer utilement à la transition énergétique.
Une démarche de décarbonation fondée sur trois piliers
Interview de Louise Durand
Directrice Stratégie Décarbonation du Groupe FAYAT
Les équipes se sont vraiment impliquées dans la démarche : bravo à elles ! Grâce à cet engagement nous disposons aujourd’hui d’une approche qui entre dans une phase de maturité à échelle du Groupe.
Il y avait bien sûr des actions portées par chacun des métiers avant que le Groupe ne formalise sa démarche de décarbonation : aussi la première étape a été de recenser et mettre en commun les actions et expertises des différentes Divisions, et de constituer une communauté des Responsables Décarbonation.
Sans cette communauté d’opérationnels experts et engagés, la stratégie n’aurait pas pu se déployer.
Ensuite, il fallait disposer d’un langage commun : le premier bilan carbone du Groupe a permis dès 2023 de comprendre collectivement d’où nous partions, en couvrant l’ensemble de nos émissions. La trajectoire de décarbonation se fonde sur ce point de départ, la priorité étant bien de décliner opérationnellement les plans d’actions qui soutiennent la décarbonation de nos activités et de nos produits.
Enfin, il était important d’associer le plus tôt possible les collaborateurs du Groupe : au travers d’ateliers de sensibilisation à l’action climatique, et via le partage d’informations sur la stratégie décarbonation, nous avons cherché à poser un socle commun pour favoriser l’engagement du plus grand nombre.
Dès le départ, le travail a été mené dans le but d’inscrire les activités du Groupe dans une dynamique compatible avec les Accords de Paris. Mais ça, c’est une intention très générale, qui découle simplement de la volonté du Groupe d’être au rendez-vous des attentes de ses clients et de contribuer, en particulier via nos produits et services, à la neutralité carbone planétaire à 2050. Nous avons donc eu besoin de décliner cette ambition de façon plus concrète.
Dans les faits, en 2024 et sur la base de son bilan carbone, chaque Division a travaillé pour réduire au maximum ses émissions. Le cap fixé était volontairement très lisible (-30 %, tous scopes, métiers et régions confondus) et de court terme (en 2030, par rapport à 2022).
Aujourd’hui, après plusieurs mois de travail, nous avons une première version de trajectoire qui est encourageante pour les scopes 1 et 2 : la consolidation au niveau du Groupe est de -28 % en 2030 par rapport à 2022. En revanche, nous sommes encore loin de l’objectif fixé pour le scope 3.
Il va donc falloir intensifier nos efforts avant de pouvoir transformer notre ambition en engagement.
L’incertitude est de toute façon la nouvelle norme, et pour longtemps : or je vois deux atouts objectifs de la décarbonation dans ce contexte.
- Tout d’abord, s’il y a bien un point fixe dans le monde dans lequel nous serons amenés à évoluer, c’est la certitude que le climat, et plus largement les écosystèmes dont nous dépendons, vont évoluer, massivement. Il n’y a pas de doute à ce propos, et donc tout effort fait soit pour réduire notre impact sur le climat, soit pour anticiper les futures conditions de nos opérations, est un investissement qui me semble tout à fait pertinent, car fondé sur une certitude.
- Ensuite, la stratégie de décarbonation du Groupe est vraiment pensée depuis le début comme une approche très pragmatique à un défi qui se pose à l’ensemble de notre secteur. Ce pragmatisme passe par des valorisations économiques où l’on va plus raisonner en coût total qu’en coût facial à l’achat.
Par exemple un bâtiment qui consomme moins, c’est à la fois des économies et une moindre exposition à des fluctuations des prix de l’énergie dans le futur.
Nous avons déjà des exemples de projets plus vertueux sur le plan environnemental et qui apportent des économies, et la maturité croissante de certaines filières (réemploi, électrification, …) devrait à moyen terme contribuer à résoudre certaines équations économiques encore fragile aujourd’hui.
- Nous continuons d’affirmer notre ambition de décarbonation et poursuivons nos efforts pour renforcer nos trajectoires. C’est évidemment un exercice difficile, comme ça l’est d’ailleurs pour l’ensemble des acteurs de la profession. La décarbonation est un défi collectif et par conséquent nous devons aller plus loin dans l’activation des leviers sur lesquels nous avons de l’influence… même sans les maîtriser à 100 %.
- Par ailleurs, nos métiers ont toujours évolué et se transformeront d’autant plus dans un contexte de bouleversement climatique : nous devons concevoir nos trajectoires en y intégrant une vision de ce que pourraient devenir nos activités à moyen et long terme. C’est essentiel pour l’atteinte de nos objectifs, mais aussi fondamentalement pour être toujours au rendez-vous des attentes de nos clients dans les prochaines années.
- Le climat est un enjeu prioritaire pour le Groupe, mais c’est loin d’être l’unique défi à relever : la réussite de la stratégie décarbonation du Groupe passe par l’élargissement de la démarche à l’ensemble des enjeux environnementaux et sociaux. Nous nous fondons pour ce faire sur le travail mené dans le cadre de la préparation à la CSRD, qui nous permet de formaliser et d’accroître un mouvement déjà engagé dans les Divisions.
PILIER - AGIR
L’action est le premier pilier de la démarche du Groupe : toutes les Divisions ont mis en œuvre des actions afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre mais également d’accompagner les clients dans leurs projets de décarbonation.
Les scopes 1 et 2 des émissions directes de nos activités correspondent à 2% du bilan carbone du Groupe, alors que le scope 3 lié à la chaîne de valeur du Groupe représente l’essentiel des émissions en volume : pour autant l’ensemble des métiers du Groupe se mobilise pour agir à la fois sur ses consommations d’énergie et pour proposer des projets et solutions contribuant à la décarbonation du secteur.
DES EXEMPLES AU SEIN DU GROUPE
L’usage d’énergie renouvelable est un axe important de la démarche de décarbonation de Razel-Bec, qui dispose de nombreuses implantations en France et en Afrique.
La production d’électricité solaire est déclinée en sites fixes (centrales de production solaire, ombrières photovoltaïques, panneaux solaires sur les toits des bâtiments) mais aussi à plus petite échelle sur des roulottes de chantier et pour alimenter des batteries portatives.
C’est particulièrement sur les sites ne disposant pas d’un branchement électrique, ou implantés à l’international, que l’impact est sensible sur les émissions de gaz à effet de serre (en effet l’électricité en métropole est assez peu carbonée).
Un levier pour s’affranchir des groupes électrogènes tout en réduisant significativement les coûts d’exploitation
Les solutions solaires sont particulièrement adaptées aux zones rurales où l’électricité est inexistante, pour décarboner nos consommations énergétiques. En ce sens, notre investissement de 322k€ dans une première centrale 100 % photovoltaïque avec stockage nous permet d’économiser 73500 litres de gasoil par an soit d’éviter l’émission de 225,6 TCO2e. Au Tchad, plus de 200 panneaux (102 kWc), couplés à une batterie (pour restituer de l’énergie la nuit), permettent de s’affranchir d’un groupe électrogène pour l’alimentation de six bâtiments de bureaux et de logements. |
Le raccordement des chantiers au réseau électrique est un véritable levier de décarbonation. Il permet d’alimenter une partie importante du matériel de chantier : centrale à boue et à coulis, base vie… Le remplacement des groupes électrogènes thermiques par un raccordement électrique permet de réduire les émissions de CO2 de -82 %.* Dans ce sens, Fayat Fondations, acteur majeur des fondations profondes en France, travaille sur un ensemble d’actions dans l’optique de réduire ses émissions de CO2. Ces actions comprennent notamment l’utilisation de biocarburant et le rétrofit des foreuses.
*GNR 322gCO2e/Kwh contre 57 gCO2e/Kwh pour l’électricité du réseau, source Base ADEME
-43 % En raccordant sa centrale à béton et sa base vie au réseau électrique, Sefi-Intrafor a réalisé une économie de 43 % de ses consommations de gazole non routier (GNR) sur le chantier du Grand Paris Express.
| Parce que ce qui est performant aujourd’hui ne le sera plus demain, les agences de la Division Bâtiment du Groupe FAYAT s’emploient à anticiper les conditions climatiques à venir pour maintenir le confort des usagers (gestion des eaux pluviales, protections solaires, végétalisation …). Ces objectifs se combinent avec la recherche de sobriété énergétique (isolation, baisse des consommations), et l’intégration d’énergies moins carbonées ou renouvelables. Les agences de Fayat Bâtiment adaptent aussi leurs méthodologies. La Division forme ses équipes avec des projections énergétiques et carbone développées en interne. Elle se donne ainsi les moyens de proposer à ses clients des solutions d’avenir et adaptées pour leurs opérations. |
Damien Corviole, Directeur des Achats PatrimoineÀ partir de 2020, Fayat Énergie Services a engagé une transition de sa flotte de véhicules, à l’origine 85 % des émissions (scopes 1 et 2). Sa politique automobile est désormais composée uniquement de véhicules 100 % électriques offrant une autonomie supérieure à 400 kilomètres, et a été établie sur la base de critères rigoureux pour garantir efficacité et adéquation aux besoins.
La prochaine étape de cette transformation concerne l’intégration progressive des véhicules utilitaires (VU) et utilitaires légers (VUL). L’électrification des véhicules de service type e-208 et Kangoo Elec qui représentent une part significative de la flotte, est déjà engagée. Enfin, le crédit mobilité déployé dans la Division, précurseur et incitatif, permet d’accompagner les équipes dans cette transition, pour en faire un succès collectif.
RÉDUIRE L’EMPREINTE CARBONE D’UN SECTEUR TRÈS ÉMETTEUR
La Division Métal actionne trois leviers de décarbonation complémentaires :
- Sourcer de l’acier de réemploi
- Systématiser à partir de2025 les achats d’acier à empreinte carbone réduite
- Intégrer la réduction des quantités de métal dès la conception du projet
Sur ce dernier point, l’écoconception est un levier engagé en 2024 et qui doit permettre de réduire de 7 % les volumes d’acier d’ici à 2030.
La Division se dote par ailleurs d’objectifs ambitieux pour accroître le recours à l’acier issu d’une production bas carbone : l’objectif est d’augmenter progressivement la part de ces aciers pour atteindre 50 % des volumes en 2030.
-39 TCO2e : CO2 économisé grâce au réemploi du métal d’un collège d’Épinal par l’entreprise Viry lors de sa réhabilitation en 2023-2024
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AVANT |
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CHRISTELLE ROGEON, RESPONSABLE RSE ET SMQ, FAYAT MÉTALEn 2024, la Division Fayat Métal a formalisé sa trajectoire de décarbonation et s’est fixé des objectifs ambitieux, déclinés pour chacun des trois leviers-clés de décarbonation (écoconception, réemploi, acier bas carbone). La démarche RSE de la Division nourrit les objectifs et les orientations du plan stratégique Ambition 2030 de Fayat Métal.
Experte dans la production d’équipements sous pression, la Division Chaudronnerie du Groupe FAYAT a divisé par deux sa consommation de gaz entre 2022 et 2023 sur ses deux principaux sites de production.
Cette économie d’énergie est due à la réduction très significative du chauffage dans les ateliers de Charlatte Réservoirs (Yonne) et des Réservoirs X.Pauchard (Saône-et-Loire) avec la mise à disposition de gilets chauffants pour les équipes.
Cette initiative perçue comme positive par la majorité des collaborateurs permet de moins solliciter des systèmes de chauffage énergivores et grands émetteurs de gaz à effet de serre pour un confort par ailleurs peu satisfaisant.
Cette mesure a été accompagnée par la création d’une porte séparant l’atelier du magasin et par une régulation de la température à 19°C pour tous les autres espaces. Cette bonne pratique fait suite à une étude des consommations d’énergie sur les sites de production de la Division Chaudronnerie en collaboration avec la CCI de Bourgogne Franche Comté.
- -50% de consommation de gaz dans les ateliers de Charlatte Réservoirs et des Réservoirs X.Pauchard entre 2022 et 2023.
L’usine de Karlskrona, en Suède, est l’un des principaux sites de production de Dynapac.
En raison de sa position géographique (avec des besoins énergétiques élevés en hiver) et de l’engagement de longue date de Dynapac en faveur d’une production durable, le site a pris des mesures pour réduire son empreinte énergétique depuis plusieurs années.
- Dès 2012, le raccordement au réseau de chauffage urbain a permis de supprimer l’utilisation du fioul pour le chauffage, et l’installation de panneaux photovoltaïques en 2023 a permis de maximiser l’utilisation d’énergies renouvelables tout en générant une économie annuelle de 90 000 euros.
- D’autres actions, comme le passage à un éclairage 100 % LED et l’isolation des bâtiments, contribuent à réduire l’intensité énergétique du site.
- En outre, tous les achats de chauffage urbain et d’électricité sont certifiés 100 % sans énergie fossile afin de minimiser l’empreinte carbone.
L’approche adoptée par Dynapac intègre également les flux de production, avec une amélioration continue des emballages et de la logistique, ainsi qu’une réduction drastique des volumes de déchets, permettant de réduire de 80 % le volume des déchets du site : moins d’impact sur l’environnement et des économies sur les coûts de transport.
Secmair, leader de la maintenance routière, renforce sa gamme The Box avec une répandeuse 100 % électrique.
À performance identique, cette répandeuse n’émet pas de CO2 sur les chantiers. Pour décarboner la machine, Secmair a travaillé sur deux axes :
- Une isolation renforcée limite désormais les déperditions d’énergie à encombrement égal, sans diminution de la capacité, ni augmentation de poids.
- Dans un deuxième temps, Secmair a entrepris de trouver un porteur électrique compatible et procédé à l’électrification complète des différentes opérations de la machine : activation de la pompe, mouvement de la rampe, répandage…
Avec 8 heures de charge, la répandeuse The Box a 2 jours d’autonomie sinon plus avec le renfort de panneaux solaires. En outre, grâce à l’isolation, la performance thermique est doublée par rapport aux autres répandeuses ce qui permet de se dispenser d’un système de chauffe pour mettre ou maintenir à température de travail l’émulsion de bitume.
Réputés pour leurs vins d’exception, les Vignobles Clément Fayat sont aussi reconnus pour se situer aux avant-postes d’une viticulture plus respectueuse des sols et du vivant. Conscientes des enjeux environnementaux et sociaux, les trois propriétés de la famille Fayat s’engagent aussi bien en faveur des équipes que pour la création d’écosystèmes complets au service du vivant. Ainsi, la décarbonation prend toute sa place dans cette vision globale. Entre autres exemples, la fresque du climat et la formation des tractoristes à l’écoconduite depuis 2024 afin de réduire la consommation de carburant. Aussi, depuis plusieurs années, les Vignobles Clément Fayat s’engagent dans une démarche d’enherbement des sols et d’agroforesterie (2019). Ces pratiques sont un outil reconnu de séquestration du carbone en plus de leurs bénéfices environnementaux et productifs. *CIRAD, « Le carbone stocké par l’agroforesterie mieux pris en compte par le GIEC », 10 décembre 2018 |
PILIER - MESURER ET PILOTER
Bilan Carbone
FLYER FAYAT NOW (pdf, 2.61 MB)
UN BILAN CARBONE REALISE SELON LE GHG (Greenhouse Gas Protocol) PROTOCOLE
Cette évaluation structure et objective les contributions du Groupe FAYAT à l’atteinte de la neutralité carbone planétaire à l’horizon 2050.
- Le premier bilan carbone du Groupe FAYAT a été réalisé en 2023 pour l’année 2022. Le défi a été d’embarquer l’intégralité des métiers et des entités dans l’évaluation de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), qu’ils aient déjà effectué ou non leur bilan carbone par le passé.
- L’exercice a été réalisé à l’aide de méthodes adaptées aux spécificités de chaque métier et de chaque organisation. La méthode retenue pour construire ce langage commun est celle du GHG Protocol (Green House Gas Protocol).
- Jusqu’à 2023, chaque entité du Groupe pilotait sa propre démarche de décarbonation, et la mesure était réalisée soit sur critères de tailles (conformité réglementaire) soit sur décision de l’entreprise. La mesure de l’année fiscale 2022, effectuée en 2023, a donc été la première à intégrer les bilans carbone existants dans un calcul des émissions couvrant l’ensemble du Groupe.
- Dans chaque Division du Groupe FAYAT, 26 collaboratrices et collaborateurs ont endossé le rôle de « Responsables Décarbonation » pour initier et accompagner ce mouvement global de mesure, de pilotage et de réduction de nos émissions.
Rywan Laviolette, Chargé de décarbonation GroupeLe bilan carbone 2022 du Groupe a nécessité une large consolidation des données des Filiales, offrant une base clé pour mesurer nos progrès et orienter nos actions futures. La décarbonation, indispensable face aux enjeux climatiques et aux risques pour nos activités, est un chantier collectif où chacun a un rôle à jouer.
LES OUTILS DE CALCUL CARBONE SONT AUSSI DES INSTRUMENTS DE DIALOGUE AVEC LES PARTIES PRENANTES
Pour obtenir un engagement concret de ses équipes au-delà de la seule connaissance de sa démarche décarbonation, le Groupe FAYAT déploie des outils d’incitation à l’action climatique dans l’ensemble de ses Divisions.
« Sensibiliser et susciter l’adhésion » est en effet le troisième pilier de la démarche FAYAT NOW, pour que chacune et chacun dispose de clés pour comprendre et agir.
PILIER - SENSIBILISER, SUSCITER L'ADHESION
LES COLLABORATEURS SONT AU CENTRE DE LA TRANSFORMATION
Qu’il s’agisse de réduire les émissions de CO2 aujourd’hui ou de réinventer son métier demain, les collaboratrices et collaborateurs du Groupe FAYAT font partie d’une histoire humaine autant que technologique sur fond de transition climatique.
Le Groupe s’efforce de répondre à leurs attentes pour embarquer chacune et chacun dans la décarbonation de ses activités, quels que soit son poste et son métier.
3 questions à Caroline De Salins, Directrice Ressources Humaines du Groupe FAYAT |
« Les équipes veulent un cap et des engagements clairs »
Quelles sont les attentes exprimées par les collaborateurs sur la décarbonation du Groupe ? Les collaborateurs attendent du Groupe un objectif clair, qui se décline en actions concrètes, pour réduire notre empreinte carbone. Ils souhaitent également être impliqués dans cette démarche. | Comment le Groupe et ses Filiales s’organisent-ils pour mobiliser les collaborateurs ? Le Groupe et ses Filiales organisent des actions de sensibilisation et des formations sur les enjeux climatiques. Les initiatives transverses (Fresque du Climat, Atelier 2Tonnes…) côtoient les initiatives locales. Les collaborateurs peuvent ainsi connaître les bonnes pratiques en matière de décarbonation au sein de leur Division et de leur unité. Tout en définissant la manière dont ils peuvent contribuer à réduire leur propre empreinte carbone. | Comment la décarbonation fait-elle évoluer les métiers et les compétences ? La transition écologique refaçonnera nécessairement nos activités. La décarbonation constitue un levier de renouvellement de nos métiers et expertises : par exemple en œuvrant à la transformation des transports et des infrastructures, en renforçant nos compétences en rénovation ou en intégrant de façon croissante l’éco-conception dans nos projets. |
DES RESPONSABLES DÉCARBONATION DÉPLOIENT LES AMBITIONS DU GROUPE SUR LE TERRAIN
Chaque métier du Groupe a mobilisé un ou plusieurs Responsables Décarbonation
Au total, 26 de ces correspondants sur le terrain assurent l’adéquation entre la démarche de décarbonation du Groupe et de l’action de leur Division. Elles et ils sont aussi chargés de la mesure annuelle de l’empreinte carbone sur leur périmètre, ainsi que de l’établissement et du pilotage de la trajectoire de décarbonation de leur entité et/ou Division, en lien avec les équipes opérationnelles.
Au-delà des contributions individuelles, le collectif des Responsables Décarbonation mutualise les connaissances, les projets et les idées. Cette intelligence collective et la transversalité induite par la démarche FAYAT NOW sont des atouts pour accélérer la transition du Groupe et décarboner durablement ses activités.
Albertine François, Responsable QHSEEComprendre et analyser notre impact carbone me permet de prendre du recul sur les enjeux de demain. Chaque société a un rôle à jouer pour assurer la pérennité de notre activité et de notre planète.
CULTIVER LE GOÛT DE L’ACTION CLIMATIQUE PAR LA SENSIBILISATION
Depuis 2021, plus de 1500 collaboratrices et collaborateurs du Groupe FAYAT ont participé à la Fresque du Climat, contribuant à « créer le déclic » autour des enjeux climatiques.
Fayat Fondations s’est distinguée en devenant l’une des cinq premières entreprises françaises certifiées « Fresque du Climat » en septembre 2022, attestant de la qualité du déploiement de cet atelier.
En 2024, le Groupe a lancé l’atelier 2Tonnes, permettant à 500 collaborateurs, accompagnés par 25 animateurs internes, d’explorer des actions concrètes pour la transition bas carbone, mêlant engagement individuel et décisions collectives.
2021
Lancement de la fresque du climat
2024
Lancement des ateliers 2tonnes
2025
Déjà 1500 fresqués
2025
Déjà 500 participants à l'atelier 2tonnes
Marta ZANOAGA, Responsable environnement et animatrice 2TonnesMon aventure a commencé avec un atelier 2tonnes animé auprès du Comité de Direction, une session engageante qui a lancé la démarche dans l’entreprise. Une vague d’ateliers a suivi suscitant un intérêt incontestable des salariés. Chaque collaborateur sensibilisé a vécu une expérience immersive, comprenant les enjeux climatiques et maîtrisant les ordres de grandeur des leviers de transition.










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